Aquaponie

Principes de base de l’aquaponie :

Contraction des 2 termes : aquaculture & hydroponie. Culture agricole très ancienne (pratiquée par les Mayas, 2000 ans avant notre ère !) qui combine l’élevage des poissons (aquaculture) et la culture des végétaux hors-sol (hydroponie).

La production d’ammoniac et de nitrites rejetée par les poissons permettent de nourrir, une fois transformés en nitrates (grâce à l’aide de bactéries spécifiques) les légumes et fruits dont les racines baignent par intermittence dans l’eau de « tables à marées » (pompée des bacs à poissons) appelées ainsi car elles se remplissent et se vident en permanence.

L’aquaponie nécessite donc un équilibre (forcément naturel) entre 3 cultures : les poissons, les végétaux et les bactéries d’où l’obligation de contrôler régulièrement des paramètres essentiels : température, PH, lumière…

Le système doit être installé au printemps ou en été car l’équilibre biotique à atteindre demande quelques semaines (le temps que les bactéries se développent et agissent) afin de pouvoir produire des légumes de plus en plus variés.

Intérêts :

  • hauts rendements comparés à une agriculture traditionnelle (plus horizontale) : nécessite une surface de culture bien moins importante qu’en agriculture traditionnelle soit 1 000 m2 de serres pour au moins un à deux emplois pérennes avec une production qui se situe entre 10 et 60 kg de fruits et légumes par m² (selon une étude menée par l’INTERFEL – association qui valorise les métiers de la filière des fruits et légumes frais).
  • L’aquaponie permet de produire entre 10 et 60 kg de fruits et légumes par m² et par an suivant les techniques.
  • Ainsi, avec notre surface de production, nous serions donc susceptibles de fournir entre 70 et 426 foyers (de non végétariens !) en fonction de la production réelle.
  • économie d’eau substantielle : 85 à 90% (circuits fermés) ;
  • produits totalement naturels sans intrants chimiques même si le label « bio » n’est pas accepté pour la culture hors-sol,
  • production qui nécessite moins d’intervention humaine que dans celle traditionnelle ;
  • production bien plus indépendante du climat que la culture classique.

Limites :

  • investissements importants au démarrage : serres, bacs pour poissons, bacs à marée, pompes… mais adaptée à des auto-constructeurs capables de monter eux-mêmes les bacs, d’installer tout le système de pompage, etc.
  • label BIO non autorisé car production hors sol mais totalement naturelle sans compter une évolution possible du label car l’aquaponie est encore peu développée en France, activité novatrice, saine et préservatrice de l’environnement ;
  • production de certains légumes impossible comme certains légumes racines (pomme de terre : toxique si on la cultive dans l’eau). Ceci nécessitera une production en permaculture en parallèle.

PROJETS DE FERMEs AQUAPONIQUEs :

Beaucoup de projets naissent pour développer cette technique. Un exemple parmi tant d’autres avec la « ferme intégrale » :