Se passer de pesticides…

L’urine, un bon allié en agroécologie 

Faire de l’engrais avec son urine ? Une idée qui peut paraître étrange et pourtant, les scientifiques le prouvent ! L’urine contient de nombreux éléments bénéfiques pour la bonne croissance des végétaux.

Mais aujourd’hui nous envoyons cette urine dans des stations d’épuration et cette urine finie par faire pousser des algues dans les rivières ce qui constitue une pollution.

La réutiliser est donc un moyen de dépolluer les rivières et surtout d’avoir un fertilisant peu cher (car cela demande tout de même un certain traitement), aussi efficace que les engrais chimiques et donc écologique !

La récupération de l’urine peut-être utilisé dans plusieurs systèmes. L’uritrottoir, par exemple, est un urinoir urbain permettant aux collectivités de fournir à ces concitoyens (masculin) des éléments urbains afin qu’ils puissent effectuer leur petite commission. Leur urine est récupérée dans des bacs de matières sèches qui sont ensuite compostés. Ces uritrottoirs peuvent  être connectés afin de permettre aux services de ramassages de savoir à quel moment venir les récupérer ! Ils peuvent aussi comprendre une jardinière pour une meilleure intégration paysagère.

Uritrottoir
Source : https://uritrottoir.com/principe-fr/

L’urine peut également être utilisée en aquaponie afin de cycler son système sans poisson. Mais késako ? Dans un système aquaponique, les poissons de par leurs déjections sécrètent de l’ammoniaque. Pour un équilibre du système, cet ammoniaque doit être convertit par des bactéries en nitrites puis en nitrate afin d’avoir un équilibre entre tous ces éléments. Effectuer un cyclage du système sans poisson c’est développer un nid de bactéries suffisant pour transformer l’ammoniaque présent dans le système.

Il est possible de le faire directement avec les poissons mais c’est contraignant car le système n’est pas encore équilibré et les poissons risquent de s’asphyxier. Le cyclage peut donc se faire en incorporant au système de l’urine qui aura été au préalable conserver dans des bouteilles afin de la faire décanter et de la purifier de toute bactéries néfastes.  Un nid de bactérie va ensuite se former et effectuer cette transformation.

 

Pour en découvrir plus sur l’aquaponie, découvrez notre page dédiée en cliquant ici ! 

Le canard, un pesticide écologique et économique 

Les canards peuvent être utilisés pour désherber. Cette technique provient du japon grâce à Takao Furuno qui en 1989 s’est demandé comment produire un riz biologique soit sans pesticide. Il s’est rendu compte que les canards mangent les pucerons et les mauvaises herbes. Cerise sur le gâteau ou plutôt fiente sur la rizière, les canards stimulent les plantations de riz en barbottant et leur apporte des nutriments grâce à leurs déjections. Cette technique a été reprise chez nous en France et plus particulièrement en Camargues.

Un compost pesticide ? C’est possible !

Au Bénin, des membres d’une association ont découvert comment se servir de Jacinthes d’eau bloquant la circulation fluviale. Ils en ont fait un compost qu’ils ont mélangé à d’autres plantes comme les feuilles de Neem qui ont un effet biocide biologique. Ainsi, ce compost nourrit le sol tout en préservant les plants des nuisibles.