Dans l’actualité…

Dans l’actualité, nous vous présenteront des initiatives récentes qui vont dans le sens d’une agroécologie durable et novatrice. Suivez le guide !

Cultiver ses propres champignons :

Voici une explication brève sur le fonctionnement du champignon : Le mycélium est la partie végétative du champignon, qui est formée de filaments souterrains. Le champignon tel que nous le consommons est en quelque sorte le « fruit » du mycélium. Ce mycélium, c’est celui qui va rentrer en symbiose avec les racines des plantes et qui va permettre la minéralisation et la nutrition de ces dernières.

Il faut bien comprendre que ces champignons sont extrêmement précieux car c’est en partie grâce à eux que le humus se forme. Vous savez, le humus c’est la « couche » supérieure du sol, celle qui se forme suite à la décomposition des débris végétaux et que l’on appelle communément « terre végétale »,  qui n’est ni plus ni moins qu’un composte naturelle très fertile.

Pour ce qui est de la culture, différentes options s’offrent à vous : culture sur butte, kit de culture prêts à l’emploi, culture sur du marc de café, etc. Tant de moyens s’offrent à vous dès lors que prévoyez un endroit sombre et humide.

En fabriquant vous même votre substrat de mycélium (à partir de champignons déjà existants) ou bien en l’achetant tout prêt, vous pouvez vous initier à la culture de pleurote et de shiitaké (2 espèces faciles à produire)

Voici notamment une courte vidéo qui explique la culture sur une bûche de bois :

Le concept d’agro-recyclerie :

Afin de régénérer les sols appauvris, la Ferme de Cagnolle utilise la méthode de la permaculture. En recouvrant les sols de feuilles mortes, de paille, de poussière de charbon de bois, de coquilles de noix et d’autres substrats naturels, ils donnent à leur terre un aspect similaire à celui de la forêt qui permet à la nature de se régénérer. Ils transforment des « déchets » en ressources non polluantes … et la Terre le leur rend bien !

Au Bénin une association forme les jeunes à l’agroécologie :

C’est l’ONG Les Jardins de l’Espoir qui porte au Bénin le projet Agro Boot Camp. L’objectif est de favoriser l’employabilité des Béninois tout en répondant aux enjeux alimentaires de l’Afrique (qui possède deux tiers des terres cultivables et exporte 57 milliards d’euros de denrées alimentaires par an). Ainsi l’ONG compte autonomiser les nouveaux entrepreneurs verts du territoire africain.

Détroit et ses fermes urbaines :

Pour faire face à la délocalisation de ses entreprises et au chômage grandissant, la ville de Détroit transforme des zones désertées en ferme urbaine. L’intérêt est d’apporter des fruits et légumes bio locaux et gratuits. Grâce à une association du Michigan, la ville ainsi que les habitants volontaires produisent et nourrissent 2 000 familles.

Hôpital qui cultive une alimentation saine pour ses patients !

Au centre médical Lankenau en Pennsylvanie, une ferme biologique a vu le jour au sein de l’établissement.

centre médical Lakenau

Par cette initiative, le centre médical appuie la nécessité d’une alimentation saine dans le cadre d’une bonne santé et d’un bon rétablissement de ses occupants.
En donnant du goût a une cuisine qui souffre habituellement d’une mauvaise réputation, l’établissement souhaite promouvoir régime à base de fruits et légumes frais et sans pesticide auprès de ses patients, dans un pays où plus de 40% de la population souffre d’obésité (ce qui concerne 32% des patients de cet hôpital).

Les résidents peuvent profiter de promenades ludiques en découvrant les aliments qu’ils consomment. Pour un aspect pédagogique, des ateliers sont organisés et des cours de diététique y sont dispensés.

Ce projet a vu le jour grâce à l’aide de l’association Greener Partners qui accompagne les projet de construction de fermes biologique pour le développement d’une alimentation saine. Les 2000m² de surface exploités n’ont pas vocation à permettre l’auto suffisance du site mais produire néanmoins près de 1 900kg de fruits et légumes par an.

Pour aller plus loin, vu qu’il y aurait une corrélation entre que les personnes souffrant d’obésité et celles disposant de bas revenu et aussi pour permettre des bonnes habitudes adoptées pendant leur séjour, les patients bénéficient à la sortie de leur hospitalisation, de « bons » qui ne peuvent uniquement utiliser ses les maraîchers bio environnant.

Faire pousser ses légumes à l’infini…

Au lieu de les jeter, saviez vous que vous pouviez utiliser vos « déchets » de fruits et légumes pour en produire de nouveaux ?

Les possibilités de multiplication végétative sont nombreuses, l’ananas étant le seul fruit avec lequel cela est impossible, vous pouvez tentez l’expérience avec de nombreux légumes (carottes, pomme de terre, salade, choux, ail, etc) mais aussi avec les aromates (basilic, coriandre) et même avec les champignons de Paris !
Alors qu’avec les oignons, par exemple, vous pouvez espérer en avoir de nouveau en quelques jours seulement, il faudra s’armer de patience pour d’autres comme le gingembre qui demande entre 8 et 10 mois pour une repousse.

Voir aussi ICI.

La botanique définie ce principe par un mode de production asexué à partir d’un fragment (tubercule, rhizome, tige, etc.) et permet de concevoir un clone à partir d’une plante mère (c’est le même principe que les boutures que l’on pratique pour les plantes). Ici, pas de dépendance à la pollinisation, et donc de la proximité géographique d’un autre plant de la même espèce. La nouvelle plante (ou le nouveau légume !) n’a pas besoin de l’intervention d’un vecteur de pollen.

Les murs à Pêches de Montreuil

A Montreuil, près de Paris, un décor surprenant : 35 hectares de nature au sein desquels des vergés clos de murs étaient destinés autrefois à la culture des pêches (dont les premiers vestiges datent du 17ème siècle) :

La ville agricole s’était spécialisée dans les fruits et plus particulièrement la pêche. Afin de pouvoir permettre la production, les agriculteurs avaient imaginé des murs qui protégeait du vent et qui permettait d’accumuler la chaleur.

C’est l’association « Murs à pêches«  qui s’occupe aujourd’hui de la sauvegarde de ce quartier pour lequel l’intérêt s’est fait moindre au moment de la révolution industrielle française.

Tous les ans à lieu à Montreuil le festival des murs à pêches afin de faire découvrir ci lieu horticole atypique de la région parisienne, le tout autour de visites de jardins cachés, d’installations artistiques, de débats et de divers ateliers pour mettre en avant ce patrimoine.

La marque qui soutient les agriculteurs en conversion biologique

BioDemain accompagne les agriculteurs en phase de devenir bio en proposant aux consommateurs d’acheter des produits qui permettent de rémunérer équitablement les producteurs.

Aujourd’hui, en France, seulement 8,5% de surfaces agricoles sont occupées par des exploitations biologiques. Avec la volonté de plus en plus forte des consommateurs d’acheter plus sain et plus local, les consciences évoluent et les producteurs veulent faire différemment.

Dès le lancement de la conversion, les agriculteurs sont régulièrement contrôler par un certificateur qui va s’assurer des pratiques biologiques. A partir de la 2eme année de transition, ils peuvent bénéficier du statut « En conversion vers l’agriculture biologique ».

Le « passage en bio » est un choix conséquent pour chaque agriculteur souhaitant se lancer. Cette période dure environ 2 à 3 ans est n’est pas évidente puisque les agriculteurs doivent se soumettre aux réglementations du label sans pour autant pouvoir profiter de la rémunération qui y est attribuée.

Durant cette transition, le producteur doit revoir l’ensemble de son travail :

  • Sur le plan technique : mise en place de rotation des cultures plus longues, désherbage manuel et mécanique, soins des animaux avec des méthodes naturelles, etc.
  • Sur le plan financier : avec de nouveaux investissements, à des rendements différents, etc. D’où la nécessité d’envisager la transition lorsque la trésorerie de l’exploitation permet de couvrir ces frais ainsi que d’éventuels aléas (même si l’aide « CAB – Conversion à l’Agriculture Biologique » permet d’en couvrir certains)
  • Sur le plan humain : Ce projet nécessite de remettre beaucoup de sujets en cause et il faut réussir à apaiser les peurs et les doutes lorsque le changement est imminent. C’est aussi l’occasion de se former, de visiter d’autres exploitation qui ont subi cette transition, d’échanger avec d’autres agriculteurs, etc.

D’autant plus que ces contraintes interviennent, sans que la rémunération « bio » ne soit appliquée.

Ainsi grâce à BioDemain il est possible de faire sa part et de soutenir les agriculteurs en conversion afin de pouvoir les accompagner, nous aussi, dans leur démarche plus respectueuse de l’environnement. La marque permet de rémunérer les agriculteurs 80% de plus par rapport à ce qu’ils auraient gagné en vendant leur produits au prix du conventionnel.

Installation en ferme collective

La reprise ou la création d’une activité agricole peut s’avérer difficile. Souvent des questions relatives à la charge de travail / temps de repos et vacances ou alors lié à la  rémunération peuvent être différents freins empêchant de se lancer sereinement dans l’aventure agricole.

Face à ces enjeux, de nouvelles fermes voient le jour où le collectif apporte entraide et solidarité !

Dans la vidéo ci dessous, l’un des membre de la Ferme de l’Audace explique comment l’accès au foncier ainsi que l’acquisition d’une surface juste nécessaire pour assurer son activité de paysan-boulanger, l’a convaincu d’acquérir une ferme avec d’autres agriculteurs dans la Loire-Atlantique :

Dans les Haute-Vienne cette fois ci, ce sont 11 amis qui se sont réunis autour d’une ferme collective. Leurs priorité étaient de pouvoir se libérer du temps (et des congés) tout en pouvant se dégager chacun un SMIC.
Par exemple, ils sont d’astreinte chacun leur tour et travail donc 1 week-end sur 11, puisque tous sont capable de remplacer les autres lors d’éventuelles absences.

Ces modèles favorisent l’échange de matériel, les ventes communes, un soutien psychologique, etc. Ces lieux devraient continuer à voir le jour d’ici les prochaines années.

Agriculture biologique, plus efficace sans les pesticides

Une équipe de chercheurs de l’Inra affirme que contrairement aux idées reçues (et à l’inverse des études menées par les géants de l’agrochimie !), les cultures en bio sont plus résistantes aux parasites que celles en agriculture conventionnelle.

Les critères de l’étude menée portait sur 3 catégories de « bioagresseurs » :

  • Les ravageurs (insectes, oiseaux, rongeurs)
  • Les agents pathogènes (bactéries, virus, champignons)
  • Les plantes adventices (plus communément appelées « mauvaises herbes »)

Les ravageurs sont donc aussi présents en agriculture bio qu’en qu’agriculture conventionnelle. Pour ce qui est des agents pathogènes, leur taux est bien moindre sans pesticide.

Cela est dû à la présence du 3ème bioagresseurs étudié durant l’étude : les « mauvaises herbes ». En effet, celles ci sont plus nombreuses en agriculture biologique et ce sont elles qui permettent de lutter contre les ravageurs et les maladies.
En effet, chaque espèce fait sa part et il peut être intéressant de couvrir son sol de débris végétaux ou encore de laisser pousser d’autres plantes que celles que l’on souhaite cultiver car cela va contribuer à la prolifération d’éléments nutritifs. Par exemple, le trèfle est capable d’apporter de l’azote, élément indispensable à la croissance d’autres plants.

En résumé, l’inconvénient majeur à ne pas utiliser de pesticides est l’augmentation des plantes adventices alors que paradoxalement, ces dernières jouent un rôle prépondérant contre le développement de maladies.

Lorsque l’on sait que l’utilisation de produits phytosanitaires ont augmenté de 20% ces 10 dernières années, on se demande si cela vaut vraiment le coup !

Oé, une marque de vin innovante et durable

Aujourd’hui, la vigne représente 4% de l’agriculture française et 20% des pesticides.

C’est l’une des raison pour laquelle Thomas et François-Xavier on ensemble lancé « Oé », une marque de vins bio avec la volonté de promouvoir « le bien par le bon ».

Depuis 2015, avec Oé, ils ne veulent pas simplement produire et commercialiser du vin. C’est ainsi qu’ils s’engagent, en proposant par exemple à leurs producteurs de pouvoir faire une analyse de leur sol puis trouver des solution afin de les préserver et les régénérer. C’est la start-up Biomède (qui utilise les plantes comme dépolluant des sols)
Ils disposent également d’un partenariat avec la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) Auvergne Rhône-Alpes qui va les accompagner dans le développement de la biodiversité (via des conférences et visites sur le terrain pour faire prendre conscience des espèces présentent dans les sols et les airs)

Aussi, sensible à leur impact environnemental, ils ont réintroduit la consigne dans l’univers du vin ! Les bouteilles sont livrées dans les palettes en bois et évitent ainsi la consommation de cartons blanchis, de scotch, de film plastique, etc. Le carton qu’ils utilisent ainsi que leurs bouchons en lièges sont labellisés FSC, les encres sont quant à elles végétales.

La marque est également parvenue à obtenir le label B Corp, une certification qui est évalue l’impact social, environnemental et sociétal des entreprises.

Des champignons cultivés en plein cœur de Paris

La Caverne est une ferme urbaine qui produit en agriculture biologique des champignons, des endives et des micro pousses dans un parking souterrain en plein Paris.

L’intérêt de ce projet est de pouvoir disposer d’espace suffisamment grand à exploiter afin de pouvoir produire tout près des consommateurs.

L’avantage de produire des champignons dans un lieu tel est qu’ils n’ont besoin que de très peu de lumière. Aussi le parking est un lieu dans lequel la température reste la même tout au long de l’année (avatageux pour pouvoir produire en continu). Pour l’endive, celle ci doit être dans le noir absolu (sinon elle devient verte et est impropre à la consommation).

La Caverne a tenu à avoir un impact social là où elle s’implantait. Le parking dans lequel elle a établit domicile était auparavant mal fréquenté. C’est pourquoi les fondateurs de ce projet voyant un réel intérêt à proposer aux habitant locaux (notamment aux résident de l’HLM se trouvant juste au dessus), un projet innovant tout près de chez eux.
Lorsque la structure s’est développée et à dû recruter, elle s’est tournée vers les habitants du quartier afin de favoriser l’insertion professionnelle des personnes se trouvant sur place.
Toujours dans une volonté d’appuyer son impact social, la Caverne propose des réductions sur ses produits aux habitants du bâtiment se trouvant au dessus d’eux.

La start-up Cycloponics (qui a fondé « La Caverne ») est déjà à l’origine d’un « Bunker Comestible » transformé en ferme urbaine à Strasbourg et de « La Cave Agricole » situé à Bordeaux. L’entreprise prévoit de continuer son expansion en France dans encore plus de nouveaux lieux à l’abris de la lumière …!